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Réponses |
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1 :
Que signifient les lettres SEB ? |
| A l’origine, la société s’appelait la Société d’Emboutissage de Bourgogne. |
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2 :
Envisagez-vous de développer le commerce internet pour vos produits ? |
Pour les entreprises de grande consommation comme le Groupe SEB, les statistiques montrent qu’en règle générale, le chiffre d’affaires réalisé via internet ne représente qu’une faible part des ventes totales. Nous avons jusque-là préféré privilégier et développer nos relations avec nos distributeurs plutôt que de nous lancer, en direct, dans le e-commerce de nos produits, sans pour autant que cette position soit rigide ou doctrinaire. Depuis plusieurs années, nous avons en revanche développé des sites web d’information générale sur nos marques et nos produits, et destinés à nos consommateurs du monde entier, avec lesquels nous mettons en place, ainsi, un lien direct. Aujourd’hui, l’évolution des circuits de distribution « alternatifs » nous amène à diversifier nos réseaux et en 2007, environ 10 % des ventes du Groupe ont été réalisées hors magasins. Cette tendance devrait s’intensifier et s’accélérer, avec, pourquoi pas, une ouverture sur le « net ». |
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3 :
Existe-t-il encore des produits à inventer qui révolutionneraient réellement le marché du PEM ou des articles culinaires ? |
La banalisation de l’offre n’est pas une fatalité. Au contraire, elle induit un effet collatéral : le développement d’une demande de produits différenciés, nouveaux, porteurs de valeur ajoutée pour le consommateur, voire très haut de gamme. A nous de répondre à cette demande avec des produits plus performants, plus ergonomiques, plus "propres" pour l’environnement, plus beaux.
Cette recherche du "mieux" se concrétise par de nouvelles avancées conceptuelles majeures des produits. Des exemples récents pour le Groupe : la friteuse « sans huile » Actifry, l’aspirateur ultra-silencieux Silence Force, la fontaine à eau chaude instantanée Quick & Hot, la machine expresso tout automatique Espressaria, les machines à pain… Tous ces produits, qui apportent de nouveaux bénéfices pour le consommateur mais sont positionnés haut en prix, connaissent de grands succès commerciaux et un essor formidable, sur lequel le Groupe capitalise pour les diffuser à l’international.
Le potentiel de « découvertes » reste donc important, avec comme marché le monde. A nous d’inventer votre vie quotidienne de demain. |
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4 :
Vous disposez d'un portefeuille de marques important. Allez-vous toutes les garder et quelle est votre politique en la matière ? |
Dans un marché de petit équipement domestique fortement segmenté, notre portefeuille de marques constitue un avantage concurrentiel majeur car il nous permet de couvrir l’ensemble du spectre des demandes, avec une offre allant de l’entrée de gamme de qualité aux produits les plus sophistiqués en haut de gamme.
En outre, Krups, Lagostina, Rowenta, Tefal et Moulinex ont clairement une vocation mondiale avec une vaste présence sur tous les continents alors qu’All-Clad, Arno, Calor, Panex, Seb ou encore Mirro WearEver sont des marques nationales, leader sur leur marché. Elles jouissent à ce titre d’une forte notoriété et les changer -voire les supprimer- constituerait un investissement très lourd, avec, en outre, des pertes de parts de marché à la clé. Nous n’avons donc pas de raison aujourd’hui de réduire le nombre de nos marques. |
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5 :
Où en est le Groupe SEB sur le plan environnemental ? |
Notre politique en matière d’environnement est d’associer efficacité économique et éthique «sociétale». C’est pourquoi nous avons établi au sein du Groupe un système de management environnemental, avec deux objectifs prioritaires : éco-concevoir et éco-produire.
En dehors de Seb et Tefal, cas particuliers avec une forte activité d’emboutissage, les process industriels du Groupe sont plutôt légers, avec des impacts limités sur l’environnement. Nos actions portent sur la revalorisation des déchets, la consommation d’énergie, la certification des sites ISO 14001, le recyclage et la revalorisation en fin de vie des produits.
Notre rapport annuel relate tous nos efforts en matière d’environnement au sein d’une large partie, clairement identifiée, dédiée au développement durable. Il présente nos enjeux, nos actions et nos axes de progrès de manière détaillée, tout comme notre site Internet dédié. |
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6 :
Quel est le principe de l’écotaxe appliquée sur les produits électroménagers ? |
| Dans le cadre de la nouvelle directive relative à la gestion des Déchets issus des Equipements Electriques et Electroniques, il a été retenu le principe de collecte et de recyclage de ces produits lorsqu’ils arrivent en fin de vie et sont mis au rebut. Tous les acteurs de la filière ont un rôle à jouer (producteurs, distributeurs, consommateurs, collectivités locales…). L’écotaxe (ou éco-participation) est la contribution visible (« visible fee »), mise en place depuis le 15 novembre 2006 pour financer la collecte et le recyclage des produits anciens. Elle s’ajoute au prix de vente des produits neufs et elle est clairement identifiée (elle le sera jusqu’en 2011), afin que le consommateur soit informé de ce qu’il doit payer pour le recyclage d’un produit usagé équivalent. C’est un montant fixe, en fonction des produits. Le site internet d’Eco-systèmes est très exhaustif sur le sujet |
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7 :
Quelle est la sensibilité du Groupe SEB aux devises, et notamment au dollar, au real et au yen, en terme de rentabilité ? |
La hausse des prix des matières premières pénalise à la fois nos achats de matières et de produits « sourcés », achetés finis. En 2006, elle s’est traduite par un impact négatif de 26 M€ et au 1er semestre 2007, par un surcoût de 19 M€, qui doublera sans doute pour l’année entière. Le Groupe SEB est particulièrement touché sur ses achats d’aluminium et d'inox (du fait de la hausse du prix du nickel). Nous procédons, bien entendu, à des couvertures lorsque c’est possible, mais certains prix ont subi une telle hausse (par exemple, le nickel, qui entre dans la composition de l’acier), que nous ne pouvons éviter un impact assez fortement pénalisant. Nous
Le Groupe s’est toujours attaché à rechercher un équilibre naturel des flux, et en particulier en dollar. Cet équilibre ne peut être réellement recherché dans d’autres devises où les flux sont « à sens unique » : c’est le cas pour la majeure partie des autres devises de fonctionnement du Groupe (yen, livre turque, won coréen, peso mexicain, zloty polonais…)
Aujourd’hui, le Groupe SEB est plutôt « court » en dollar : il achète davantage qu’il ne vend en dollar (matières premières, produits sourcés) ; il s’ensuit une balance dollar déficitaire mais un impact favorable sur les achats, donc sur la marge opérationnelle.
Sur l’exercice 2007, les gains réalisés sur les coûts en dollar ont plus que compensé une rentabilité en baisse (convertie en €) dans les filiales aux devises de fonctionnement affaiblies par rapport à l’euro (Japon, Turquie, Corée, …) d’où un effet devises positif de 15 M€ sur la marge opérationnelle.
En revanche, l’effet potentiellement défavorable d’un euro fort sur la compétitivité de l’outil industriel, majoritairement européen, est beaucoup plus difficile à quantifier. avons cependant réussi à répercuter une partie de ces hausses sur le prix de nos produits finis, et en particulier dans les articles culinaires. Même si la tendance semble s’infléchir quelque peu, les niveaux de prix des métaux restent élevés. En outre, le recours accru à des produits « sourcés » induit également une hausse du montant de nos achats de produits finis, les fournisseurs chinois répercutant eux aussi l’inflation des matières premières. A l’instar de l’effet enregistré au 1er semestre, nous anticipons donc pour 2007 un surcoût très sensiblement supérieur à celui de 2006 -comme indiqué plus haut- car les couvertures pratiquées cette année se font à des niveaux de prix plus élevés qu’en 2006.
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8 :
Quel est le premier client du Groupe ? Quel est son poids dans les ventes ? |
| Carrefour est le 1er « compte » du Groupe avec un poids de l’ordre de 8% dans les ventes. Nos 10 premiers clients représentent environ 35% de notre chiffre d’affaires. |
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9 :
Le Groupe envisage-t-il de s’implanter en Inde ? |
| C’est un marché potentiellement très important pour l’équipement des ménages, mais encore « mal servi » par la distribution moderne pour le moment. Toutefois, les choses commencent à bouger. Le Groupe accroît donc sa vigilance, afin d’accompagner le développement de la distribution moderne. Il analyse par ailleurs des cibles indiennes potentielles. |
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10 :
Quel est le poids actuel des producteurs chinois dans le paysage mondial du petit électroménager ? |
L’estimation est très difficile car nous avons très peu d’éléments fiables disponibles. On soulignera en particulier qu’assez peu de fabricants chinois détiennent des parts de marché significatives au plan domestique. Un très grand nombre d’entre eux se sont spécialisés dans l’activité OEM (sous-traitance), ce qui rend les estimations encore plus aléatoires. Mais il est clair que pour certaines fabrications de petit électroménager (cafetières filtre, bouilloires, grille-pain…), la Chine est devenue « l’usine du monde » et qu’elle regroupe la quasi-totalité de la production mondiale. |
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11 :
Après la prise de contrôle de la société chinoise SUPOR, quelle est maintenant la répartition du capital de cette société ? |
| Nous détenons désormais 52,74% des actions, la famille fondatrice Su et le Groupe Supor 36,26% et public (fonds d’investissement et petits porteurs chinois) 11%. |
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12 :
Le Groupe a-t-il l’intention d’accroître sa participation au capital de SUPOR ? |
| La réglementation chinoise nous obligerait, dans ce cas de figure, à faire une Offre Publique d’Achat totale sur SUPOR, ce que nous ne ferons pas car nous avons pris l’engagement auprès des autorités chinoises de maintenir la cotation de l’action SUPOR. |
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13 :
Pourquoi l’action SUPOR est-elle actuellement suspendue ? |
| A l’issue de l’Offre Publique Partielle d’Achat que nous avons réalisée, le flottant de SUPOR s’est réduit à 11% du capital. Or le minimum requis pour une société chinoise cotée dont le capital est constitué de moins de 400 millions d’actions (ce qui est le cas de SUPOR) est de 25%. Nous allons donc procéder à une attribution gratuite d’une action nouvelle pour une action existante, ce qui fera passer le nombre d’actions en circulation à plus de 400 millions. Ainsi, SUPOR sera de nouveau en règle avec le droit boursier chinois et la cotation du titre pourra reprendre. |
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14 :
Quelles sont les contraintes d’une cotation sur le marché chinois ? |
Cela suppose d’avoir un reporting trimestriel puisque la société doit publier ses comptes tous les trois mois et aussi une personne en charge des relations investisseurs sur place. C’est à peu près similaire à une société cotée en France. Le fait que la société soit cotée permet de disposer de comptes audités régulièrement et est le garant d’une communication financière transparente. |
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15 :
Pourquoi avoir choisi SUPOR ? |
| Parce que c’est une très belle entreprise ! Contrairement à de nombreux opérateurs chinois, elle détient des positions fortes sur le marché domestique, s’appuyant sur une marque très connue en Chine, leader sur le marché des articles culinaires et n° 3 en petit électroménager. Elle a développé une véritable expertise en produits spécifiques au marché chinois et dispose d’un outil industriel diversifié et compétitif. Son réseau de distribution est large et capillaire lui permettant de couvrir une très grande partie du territoire. Elle vient de s’implanter industriellement au Vietnam, afin de pouvoir développer sa présence dans les pays de l’ASEAN. SUPOR représente un tremplin puissant dans l’expansion du Groupe en Chine et dans le Sud-Est asiatique. |
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16 :
Est-il prévu de délocaliser une partie de la R&D en Chine ? |
| Le lien fort entre R&D et industrialisation présente à nos yeux un avantage compétitif du Groupe qui sera bien évidemment maintenu et notamment en France. Par ailleurs, SUPOR possède en Chine des services de R&D relatifs à des produits spécifiques et adaptés au marché chinois que nous entendons bien conserver. Mais une délocalisation en matière de R&D ne fait pas partie de nos projets. |
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17 :
L’arrivée de SUPOR dans le Groupe va-t-elle entraîner des fermetures d’usines en Europe et plus particulièrement en France ? |
Notre prise de contrôle de SUPOR a pour objectif de permettre au Groupe SEB de se développer sur le marché chinois, et non de délocaliser davantage. Nous avons au demeurant aujourd’hui suffisamment de sous-traitants chinois pour nos activités et n’avons nul besoin de procéder à une opération lourde de ce type pour accroître encore la sous-traitance. Donc, non, cet investissement en Chine n’entraînera pas de fermeture de site industriel en Europe. |
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18 :
Lors de l’annonce du plan social début 2006, le Groupe avait présenté la Chine comme une vraie menace. Pourquoi y aller maintenant ? |
La Chine est un concurrent très sérieux en termes de production. Pour certaines familles de produits fortement banalisées, elle est réellement devenue « l’usine du monde ». Ce n’en est pas moins un pays extrêmement dynamique en matière de débouché commercial. L’équipement des ménages, en particulier, est en plein essor, et tant que leader mondial, le Groupe SEB se doit de développer sa présence sur ce marché gigantesque. Cette opération est donc une opportunité pour le Groupe qui lui permet de pénétrer un nouveau marché en très forte croissance et de bénéficier d’une base industrielle et technique pour alimenter les marchés de la zone. |
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19 :
Y a-t-il d'autres projets d’acquisitions ? |
Le Groupe a toujours alterné croissance interne et croissance externe. Nous sommes donc toujours attentifs aux opportunités qui peuvent se présenter, d’autant plus que notre situation financière est saine. Mais nous n’avons pas d’urgence et nous nous attachons à sélectionner nos cibles de façon pertinente.
En l’occurrence, la société américaine Mirro WearEver rachetée en 2006 et l’opération SUPOR en Chine vont mobiliser de l’énergie et des équipes. Il est probable que nous ne réaliserons pas d’acquisition importante pendant la phase de redressement de Mirro WearEver et d’intégration pour SUPOR. Mais nous resterons néanmoins vigilants et prêts à réagir au cas où une opportunité se présenterait. |
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20 :
Quelle est la politique de rachat d’actions du Groupe SEB et quelle est l’utilisation des actions détenues en « autocontrôle » ? |
| Dans la pratique, les rachats d’actions que le Groupe réalise sur le marché sont destinés à couvrir les besoins liés aux programmes de stock options et, éventuellement, d’actionnariat salarié. Des accès de faiblesse du cours de l’action peuvent néanmoins nous conduire à intensifier ces rachats ponctuellement, montrant la confiance de la direction pour l’avenir. La politique de rachats reste toutefois celle qui est susmentionnée. |
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