RISQUES PAYS ET CONJONCTURE
Le caractère international de l’activité du Groupe l’expose au risque devises (traité dans la note 27.2.1 aux états consolidés) mais également à des risques d’instabilité politique, économique, monétaire ou sociale, en particulier en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. S’ajoutent à ces risques, dans certains pays, des réglementations juridiques peu développées ou peu protectrices (notamment en matière de propriété intellectuelle), des taxes d’importation (comme par exemple en Turquie pour certains produits électroménagers), des mesures de restriction, des contrôles des changes, etc. Ces facteurs peuvent perturber voire pénaliser l’activité du Groupe ou sa situation financière. Pour autant, cette présence internationale large constitue également une protection à travers la grande répartition géographique et la diversification des risques.
Parallèlement, les ventes du Groupe dépendent forcément de la conjoncture économique et de la tenue ou non de la consommation, liée elle-même au pouvoir d’achat des consommateurs d’une part et à la santé financière de la distribution d’autre part. 2009 a été à ce titre une année complexe, qui a réuni pour le Groupe tous les cas de figure selon les pays : récession grave et effondrement de la demande (Russie, États-Unis, Royaume-Uni…) ; récession sérieuse mais tenue du petit électroménager et surperformance du Groupe (Espagne, Grèce, Japon…) ; crise modérée et consommation maintenue (France, Allemagne, Brésil…), etc. Compte tenu de la nature même de l’activité (concentration sur le foyer) et de l’investissement limité que représente l’achat d’un article de petit équipement de la maison, l’industrie du petit électroménager a mieux résisté que d’autres à cette crise et le Groupe s’est retrouvé dans plusieurs marchés à contre-courant total avec la conjoncture. Ce phénomène n’est cependant pas systématiquement extrapolable.
RISQUES LIÉS AUX PRODUITS VENDUS
Risques d’actions en garantie ou en responsabilité
Le Groupe SEB met au rang des priorités absolues la sécurité des consommateurs. À ce titre, il porte une attention maximale à la sécurité des matières premières, des composants et des produits finis. Il est en effet exposé aux risques d’actions en garantie ou en responsabilité de ses clients et consommateurs et ces risques ont été raisonnablement provisionnés. En particulier, l’impact du passage, dans les pays de l’Union européenne, à une garantie de 2 ans sur les produits du petit électroménager est pris en compte dans les provisions. Par ailleurs, pour prévenir le cas d’un produit défectueux causant des dommages, le Groupe a souscrit une assurance en responsabilité civile (voir paragraphe Assurances).
Retraitement/recyclage des produits en fin de vie
La directive européenne 2002/96/CE relative aux Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE) oblige les fabricants à prendre en compte le retraitement ou le recyclage des produits en fin de vie, ce qui se traduit par des enjeux financiers. Transposée depuis fin 2005 dans la grande majorité des pays européens, elle impose la collecte et la valorisation des appareils électriques et électroniques en fin de vie.
Dans les pays européens concernés par cette directive, le Groupe SEB a choisi d’adhérer à des éco-organismes qui assurent le traitement des déchets « neufs » et « historiques » pour les producteurs. L’obligation de collecte, d’enlèvement et de traitement des DEEE se fait au prorata des équipements mis sur le marché l’année de la collecte des déchets et fait l’objet de paiements d’avance. En conséquence aucune provision n’est à constituer lors de la mise sur le marché des produits électriques.
RISQUES LIÉS À LA VALEUR DES MARQUES
Le Groupe SEB base son activité sur un portefeuille puissant de marques, inscrites pour certaines d’entre elles à l’actif de son bilan. Pour le Groupe SEB, la valeur totale des marques au bilan au 31 décembre 2009 s’élève à 297 M€ et concerne essentiellement Rowenta, All-Clad, Lagostina et Supor. Par ailleurs, le Groupe SEB procédant régulièrement à des opérations de croissance externe, des goodwills figurent dans les comptes consolidés à fin 2009 pour une valeur de 387 M€, l’essentiel de ce montant ayant été comptabilisé lors des acquisitions d’All-Clad et de Supor.
Dans le cadre des normes comptables IFRS, la valeur des marques et des goodwills doit être testée annuellement pour vérifier la cohérence entre la valeur inscrite au bilan et les performances effectives de la marque et des filiales en question sur leurs marchés. Toute différence significative sur les flux de trésorerie attendus, notamment, toute contre-performance commerciale de la marque ou hausse des coûts des filiales concernées pourrait induire une correction au bilan, en l’occurrence, une dépréciation totale ou partielle de la valeur de cet actif. La crise économique a fortement impacté en 2009 l’activité et la rentabilité d’All-Clad aux États-Unis, le segment haut de gamme ayant particulièrement souffert du recul de la consommation d’une part et de la baisse de fréquentation des circuits de distribution sélectifs (« premium ») d’autre part. Cette contre-performance a conduit le Groupe à procéder à une dépréciation d’actifs (du goodwill, en l’espèce) d’All-Clad, dans une démarche de prudence face à la violence de la crise traversée. Cela ne remet nullement en cause la valeur de la marque, dont la renommée, la puissance et le potentiel sont intacts. Par ailleurs, le Groupe poursuit ses efforts en matière de R&D, afin d’alimenter son offre avec des produits innovants et de rupture, ainsi que ses investissements publicitaires et marketing, dans le but de dynamiser ses ventes, ouvrir de nouvelles catégories et renforcer ses positions concurrentielles sur le terrain. Des éléments d’information complémentaires figurent dans la note 11 aux états financiers consolidés.
RISQUE CLIENTS
La variété et la multiplicité des réseaux de distribution du Groupe limitent le risque et la probabilité d’occurrence d’un impact majeur au plan consolidé. À l’échelle d’un pays en revanche, la défaillance d’un client, a fortiori s’il est important, peut avoir des conséquences significatives sur l’activité de la filiale concernée. Le contexte économique et financier de 2008 et 2009 a amplifié ce risque, du fait notamment du recul de la consommation dans de nombreux pays et du rétrécissement du crédit qui ont fortement affecté certaines enseignes. Le Groupe a notamment dû faire face, sur ces deux années, à la disparition de Linens’N Things aux États-Unis et au Canada (fermeture de 385 magasins en tout), à la faillite de Karstadt en Allemagne et aux difficultés financières de Comercial Mexicana au Mexique. Dans ce contexte, il a également été conduit à adapter ses relations avec ses clients distributeurs. La politique du Groupe est de mettre en place des couvertures d’assurance clients. Du fait de la crise et de l’augmentation du taux de sinistralité, ces dernières ont été fortement réduites – par la COFACE en l’occurrence – en 2009, en particulier dans certains pays très affectés par la conjoncture dégradée. Face à cette situation, et dans une optique de gestion long terme de ses distributeurs, le Groupe SEB est allé dans certains cas spécifiques au-delà du montant couvert, augmentant la part de l’encours clients non assuré (auparavant négligeable) d’une part et le montant des provisions pour risque de non-recouvrement de créances d’autre part. Pour autant, la gestion de ces risques est fortement cadrée au niveau Groupe : renforcement de la fonction « Credit management » et validation systématique par deux membres du Comité Exécutif de tout dépassement supérieur à 0,5 M€ de la couverture COFACE. Le risque d’impact majeur d’une éventuelle défaillance sur les résultats devrait donc être limité.
RISQUES LIÉS À LA CONCURRENCE
Au cours des dernières années, le contexte concurrentiel s’est fortement durci sur l’ensemble des marchés, qu’ils soient matures ou émergents, avec des enjeux toutefois différents. Les premiers, déjà largement équipés, sont davantage régis par l’offre que par la demande et se caractérisent par une structure en « sablier » : coeur de gamme rétréci au bénéfice d’une entrée et d’un haut de gamme renforcés ces dernières années. La concurrence y est particulièrement vive : les grandes marques établies – internationales et nationales ou régionales – y côtoient les produits d’entrée de gamme sans marque à prix bas ainsi que les marques de distributeurs, qui se renforcent, notamment en période de crise.
La distribution joue souvent, de fait, un rôle de catalyseur de la concurrence. Fortement et historiquement présent sur ces marchés, le Groupe SEB détient dans les pays matures des positions de premier rang, grâce notamment à une offre étendue lui permettant de couvrir tous les segments du marché et à un portefeuille de marques puissant.
Les marchés émergents sont, pour leur part, encore en phase d’équipement. Le développement d’une classe moyenne bénéficiant d’un pouvoir d’achat accru entraîne un essor rapide de la demande sur une gamme de produits de plus en plus étoffée. Ce phénomène est relayé par l’implantation croissante de la distribution moderne dans ces marchés. Conscientes très tôt du potentiel de ces pays et de la quête de « statut » de leurs consommateurs, les grandes marques y ont construit des positions solides, et en particulier le Groupe SEB, leader sur de nombreux marchés. La structure de ces derniers est plutôt pyramidale, avec une base large mais peu profonde d’entrée de gamme, un coeur de gamme important et une niche haut de gamme. La compétition s’y est fortement développée et rejoint de plus en plus les standards des marchés matures.
Dans cet environnement concurrentiel âpre, les gains de parts de marché sont cruciaux. Ils passent par la notoriété des marques ainsi que par la pertinence de l’offre produits qui doit être dynamisée par l’innovation et par une politique marketing et publicitaire forte. La crise économique n’a fait qu’amplifier la compétition entre les acteurs des marchés en 2009, avec à la clé, dans certains cas, une guerre des prix exacerbée.
La capacité de mettre au point et de lancer au moment opportun une innovation réellement différenciatrice et porteuse de valeur ajoutée est donc fondamentale. Une famille de produits entière peut être affectée à la fois brutalement et durablement par l’introduction d’un nouveau concept plébiscité par les consommateurs, avec un impact significatif sur les résultats : très positif pour le détenteur de l’innovation de rupture en question, très négatif pour son/ses concurrent(s). Le Groupe SEB s’attache donc à réduire ce risque en intensifiant ses efforts de Recherche et Développement – avec des moyens accrus sur les 3 dernières années à la fois en compétences et en investissements alloués –, pour garder une longueur d’avance et « piloter » le marché.
RISQUES INDUSTRIELS
Comme dans tout processus industriel, le Groupe SEB est exposé à la survenance d’événements d’origines diverses (catastrophe naturelle, incendie, défaillance technique, contamination…) qui pourraient affecter ou interrompre l’activité d’une usine, voire mettre en danger la sécurité de son outil de production avec des conséquences sur les personnes et les biens. C’est pourquoi il a toujours eu une démarche active de prévention des risques industriels à travers des audits réguliers, des investissements de maintenance, l’optimisation de certains process, afi n de limiter la probabilité d’occurrence de ces risques. Dans la pratique, les sites européens et américains ne sont a priori pas ou peu exposés à des risques naturels majeurs (cyclones, inondations, tremblements de terre…).
Par ailleurs, l’activité industrielle en elle-même n’engendre pas de risque particulier. En dehors des activités d’emboutissage (autocuiseurs, poêles et casseroles), de revêtement de surface (antiadhésif notamment) et de fabrication de certains composants qui occupent moins de 10 % des effectifs industriels totaux, l’essentiel de la production du Groupe est issu d’activités d’assemblage. Les process les plus sensibles font l’objet d’une surveillance étroite, en permanence ; en assemblage, les risques les plus probables sont des accidents corporels mineurs ou des blessures liées à la manutention, ainsi que les troubles musculo-squelettiques, pour lesquels le Groupe prend toutes les mesures nécessaires afin d’en minimiser l’éventualité.
En ce qui concerne la société chinoise Supor, intégrée depuis le 1er janvier 2008, un état des lieux circonstancié réalisé en 2008 avait permis de prendre la mesure des axes d’amélioration potentielle en matière de sécurité (des personnes, des process de fabrication ou de stockage…) dans les sites de production chinois. Si la situation ne présentait pas de manquement significatif en matière de gestion des risques industriels, elle ne correspondait toutefois pas aux standards du Groupe. Les actions menées depuis 2 ans visent à réduire l’écart dans un premier temps, et à amener Supor au niveau d’exigence du Groupe en la matière.
Parallèlement, conscient des enjeux environnementaux, le Groupe a mis depuis très longtemps dans ses priorités le respect de l’environnement à travers la mise en œuvre d’une politique d’éco-production qui se concrétise notamment par la certification ISO 14001 de ses sites industriels dans le monde. À fin 2009, 89 % de toutes les entités industrielles et logistiques présentes dans le Groupe depuis plus de 5 ans avaient obtenu cette certification.
RISQUES MATIÈRES PREMIÈRES
L’activité du Groupe SEB s’articule autour d’un certain nombre de matières premières importantes dans son process industriel : l’aluminium (pour les articles culinaires), le nickel (qui entre dans la composition de certains aciers), le cuivre (essentiellement du fil utilisé dans les moteurs et les cordons électriques), le plastique, incontournable dans le petit électroménager et le papier pour les emballages et les documents imprimés (papier, cartons…).
Ces matières ont un poids variable dans les achats de production du Groupe, Supor exclus : l’aluminium a représenté en 2009 environ 16 % des achats directs destinés à la fabrication (15 % en 2008), les aciers 5 % (6 % en 2008) et les matières/pièces plastiques 21 % (22 % en 2008). Le Groupe SEB est donc exposé au risque généré par la disponibilité et les variations des prix des matières premières dans la mesure où il pourrait, d’une part, subir une pénurie et/ou, d’autre part, ne pas être en mesure de répercuter – en partie ou en totalité – les hausses éventuelles des prix dans ses tarifs de vente. L’occurrence de cette éventualité aurait un impact potentiel sur la rentabilité et le cash flow. Depuis 2007, la tendance est à une forte volatilité des prix des matières premières et des cours des métaux en particulier. 2009 n’a pas dérogé au phénomène, avec un effet de ciseaux entre un point d’inflexion bas fi n 2008 et une remontée de cours, d’abord progressive puis plus brutale à partir de l’été 2009. Pour autant, les cours moyens 2009 sont restés bien inférieurs à ceux de 2008 pour l’aluminium, le nickel, le cuivre, les plastiques, etc. Face à cette exposition intrinsèque liée à son activité industrielle, le Groupe SEB met en oeuvre une politique de couvertures annuelles sur 12 mois glissants qui a pour objet de le préserver contre les effets de variations brutales des cours des matières premières et de lui permettre d’anticiper les hausses de prix éventuellement nécessaires auprès de ses clients. Une telle politique, qui n’a en aucun cas un but spéculatif, peut se traduire sur une année donnée et par rapport aux prix réels du marché : par des résultats positifs en phase de hausse des prix des matières premières ; par des résultats négatifs en phase de baisse des prix Favorables sur plusieurs années, ces couvertures se sont avérées défavorables en 2008 et en 2009 du fait de l’inertie qu’elles entraînent face à une baisse rapide des prix des matières, sans pour autant que les enjeux soient matériels. Pour 2010, les couvertures mises en place par le Groupe – concernant la majeure partie des besoins 2010 en aluminium, nickel et cuivre – sont en phase avec les cours actuels. Les risques matières sont traités sous l’angle couverture et sensibilité dans la note 27.2.3 des états financiers.
RISQUES LIÉS AUX SYSTÈMES D’INFORMATION
Le Groupe poursuit le déploiement de systèmes d’information cohérents dans l’ensemble de ses filiales, afin d’améliorer le service aux clients et la qualité de la gestion, et de minimiser les risques inhérents à des systèmes locaux obsolètes. Dans ce cadre, il concentre ses investissements sur un nombre limité de logiciels, qu’il déploie de façon ciblée au sein du Groupe, en fonction de la taille des sociétés (SAP R/3 pour les plus importantes en taille ou faisant partie d’organisations en clusters, SAP Business One pour les filiales plus petites…). Cette concentration réduit les risques d’implantation et d’exploitation. Cette dépendance accrue envers des systèmes d’information communs à l’ensemble du Groupe entraîne des risques relatifs à l’intégrité et à la confidentialité des données, ainsi qu’à une éventuelle interruption des services informatiques. Une défaillance pourrait se traduire par des pertes de données, des erreurs et/ou des retards préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise et donc à ses résultats. D’intenses périodes de tests avant démarrage des nouveaux systèmes et le suivi d’une politique rigoureuse de sécurité des systèmes d’information – sous la conduite d’un Comité de pilotage – visent à garantir la fi abilité, la confidentialité et la disponibilité nécessaires. La sécurité des systèmes fait en outre l’objet de campagnes de sensibilisation régulières au sein du Groupe.
En 2009, l’implémentation au 1er janvier d’un outil intégré de pilotage du Groupe conçu en interne et dénommé GPS (Group Piloting System) a permis, conformément aux attentes, d’affiner les analyses et d’améliorer le processus de contrôle interne. Projet mondial ayant exigé mobilisation générale et coordination, GPS est utilisé par près de 600 personnes ce qui a aussi permis d’homogénéiser la culture de gestion du Groupe.
RISQUES SOCIAUX
Le Groupe SEB adapte en permanence ses structures, et notamment son outil industriel, afin d’assurer sa compétitivité. Malgré une gestion responsable des restructurations engagées, la fermeture de sites demeure une opération douloureuse, qui peut affecter la qualité des relations entre la Direction, les salariés et les partenaires sociaux et avoir des conséquences sur l’activité, les performances et les résultats du Groupe. Le Groupe SEB a mené au cours des dernières années plusieurs plans de réorganisation industrielle en France et hors de France avec des fermetures de sites et des redimensionnements qui ont entraîné des suppressions de postes. Ces opérations génèrent des perturbations dans l’activité, mais le Groupe s’attache à les mener dans le cadre d’une démarche cohérente avec son éthique sociale. Il met en œuvre des moyens importants et parfois coûteux pour que chacun des collaborateurs concernés bénéficie d’une solution : mobilité interne, accompagnement de projets personnels, aide au reclassement externe, mesures d’âge, actions de formation longue, etc.
Cette approche a permis à la très grande majorité des salariés concernés de réussir leur reconversion professionnelle. Parallèlement, le Groupe a également réussi à assurer, dans la plupart des cas, la ré-industrialisation des bassins d’emplois à travers la recherche et l’aide à l’installation de repreneurs industriels créateurs d’activité et d’emplois sur les sites touchés. Le plan d’adaptation des sites de Pont-Évêque et d’Erbach réalisé en février 2009 qui a entraîné la suppression de 194 postes, s’inscrit toujours dans cette même philosophie. L’objectif était de restaurer la compétitivité de ces deux sites, et la Direction a une nouvelle fois limité les licenciements. En effet, la suppression de 95 postes sur le site de Pont-Évêque s’est inscrite dans le cadre de l’accord de GPEC, qui n’a donné lieu à aucun licenciement.
Le Groupe compte fortement sur la qualité du dialogue qu’il privilégie et entretient en permanence avec les partenaires sociaux pour résoudre les situations sociales difficiles dans les meilleures conditions possibles pour tous et avec responsabilité.
RISQUES LIÉS À LA CROISSANCE EXTERNE
La poursuite d’une stratégie de leadership a conduit le Groupe SEB à alterner depuis 40 ans croissance organique et croissance externe. Dans un marché du petit équipement de la maison encore fortement atomisé, il s’est imposé comme un acteur majeur dans la consolidation du secteur. La croissance externe suppose la capacité d’intégrer efficacement l’entreprise rachetée et de dégager des synergies. Au fil des années et des acquisitions réalisées, le Groupe SEB s’est forgé une expérience dans le domaine de l’intégration des sociétés acquises : après la reprise de Moulinex-Krups en 2001-2002, il a fait les acquisitions d’All-Clad aux États-Unis en 2004, de Panex au Brésil et de Lagostina en Italie en 2005, de Mirro WearEver aux États-Unis de nouveau en 2006 et il a pris le contrôle de la société chinoise Supor en fin d’année 2007. Cette dernière opération se démarque des précédentes de par les enjeux spécifiques qu’elle comporte : éloignement physique et culturel, barrière de la langue, intégration plus complexe, coordination de la communication entre deux sociétés cotées en bourse, mise en œuvre de synergies… Tous les chantiers d’intégration et de synergies lancés sont pilotés par un Comité d’intégration dédié et ont avancé de façon très satisfaisante et conforme aux prévisions en 2009 malgré le ralentissement d’activité au 1er semestre 2009 en Chine.
Toutefois, en dépit des moyens mis en œuvre et des efforts réalisés dans le cadre des processus d’intégration, la réussite n’est jamais assurée à l’origine et dépend parfois aussi de facteurs exogènes. Le suivi régulier de l’avancement des projets et des synergies mises en œuvre par un Comité d’intégration limite toutefois le risque d’échec et permet un recadrage des actions en cas de retard. Pour toutes ses acquisitions récentes, le Groupe SEB développe cette approche afin d’optimiser l’intégration des sociétés rachetées.
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Dans le cadre d’une politique d’achats globale, le Groupe SEB a mis en place un panel de fournisseurs (320 en 2009 contre 312 en 2008), qui ont représenté en 2009 environ 85 % des achats de production de ses usines européennes et 80 % des besoins de ses sites dans le monde. Hors sourcing, les 50 premiers fournisseurs comptent pour 41 % des achats directs de production en valeur (45 % en 2008). Sur la base des chiffres 2009, les trois premiers fournisseurs représentent environ 2 % chacun du montant total des achats. Les niveaux faibles de ces chiffres démontrent que la politique d’optimisation des procédures d’achat (impliquant notamment des approvisionnements auprès d’un nombre plus limités de fournisseurs) ne s’est pas traduite par une concentration des risques. Le Groupe est en effet tributaire de fournisseurs externes dont le retard dans une prestation ou livraison voire la défaillance pourrait être très préjudiciable à son activité ; il est donc particulièrement vigilant à répartir ses risques et à limiter sa dépendance en matière d’approvisionnements. Sa priorité est d’assurer la continuité de la production, dans les meilleures conditions économiques, en cas de défaillance d’un fournisseur, à travers par exemple des solutions de substitution.
DÉPENDANCE À L’ÉGARD DES CLIENTS
Le client direct du Groupe SEB est le distributeur, le client final est le consommateur. La concentration des grandes chaînes de distribution, au plan international, depuis plusieurs années (et qui se poursuit, cf. les accords signés entre CBD/Ponto Frio et Casas Bahia au Brésil en décembre 2009), n’est pas sans conséquence pour les fournisseurs :
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nombre plus restreint de clients ;
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pouvoir de négociation modifié, la tendance étant au durcissement (exigences envers leurs fournisseurs, conditions financières, logistique ou autres services) ;
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risque accru en cas de défaillance.
En 2009, les 10 premiers clients du Groupe représentaient près de 33 % des ventes consolidées (35 % en 2008), avec en particulier une forte dynamique des enseignes spécialistes. Le client le plus important, Metro, représente un peu plus de 6 % du chiffre d’affaires total, tandis que le deuxième, Carrefour, avoisine les 6 % des ventes du Groupe. La présence internationale du Groupe et la grande diversité des canaux de distribution qu’il utilise dans le monde permettent de fait une certaine dilution du risque. |
L’activité du Groupe SEB est fondée sur un cycle court et n’exige pas d’investissements physiques lourds. La gestion du risque de financement et de liquidité relève de la Direction Finance et Trésorerie et elle est pilotée de façon centralisée. La politique du Groupe SEB en la matière est d’assurer la liquidité nécessaire au financement des actifs, du besoin en fonds de roulement et du développement du Groupe, dans le cadre d’une architecture financière solide. Celle-ci s’articule autour de sources de financement diversifiées à court et moyen terme, conjuguant billets de trésorerie, crédits syndiqués, placements privés de type Schuldschein, sans restriction à leur utilisation. En outre, le Groupe SEB dispose en permanence de lignes de crédit à moyen terme confirmées non utilisées auprès de banques de premier rang. Il a ainsi sécurisé ses financements sur la durée.
Le détail des échéances des instruments utilisés et des sources de financement mobilisables figure dans les notes 25, 26 et 27 aux états consolidés.
RISQUES DE TAUX ET RISQUES DE CHANGE
Le Groupe SEB est présent commercialement dans près de 150 pays. Avec une production toujours largement localisée en Europe (43 % des produits vendus sortent des usines européennes du Groupe), son activité est donc fortement liée à l’exportation. Les variations des devises représentent donc un enjeu de compétitivité à gérer au mieux et dans une optique de long terme. Afin de limiter l’effet direct des devises, le Groupe SEB cherche à équilibrer sur une même devise ses flux entrants (ventes…) et sortants (frais…), notamment à travers les achats, dont il s’attache à diversifier les sources géographiques. Cette démarche ne permet toutefois pas d’aboutir à un équilibre, la position du Groupe étant « courte » en dollar et « longue » dans de nombreuses autres devises. De plus, le Groupe couvre son exposition transactionnelle via des instruments financiers.
Depuis fin 2008, le décrochage brutal de plusieurs devises (rouble, won coréen, livre turque, peso mexicain…) face à l’euro ainsi que la volatilité des parités ont fortement perturbé l’activité de certaines filiales et ont conduit ces dernières à augmenter les prix de vente des produits pour préserver leur rentabilité locale. La poursuite de cette tendance tout au long de 2009 a impacté le chiffre d’affaires du Groupe (effet devises de - 63 M€) ainsi que les marges. Côté financement, le Groupe se finance principalement en taux variable dans des devises correspondant à ses besoins (euro et dollar, essentiellement). Des couvertures portent sur une partie de la dette dont la plus longue est à échéance 2015, permettant de prémunir le Groupe contre une éventuelle augmentation des taux.
Les détails relatifs aux risques de taux et de change sont traités dans les notes aux états financiers consolidés (notes 27.2.1 et 27.2.2).
RISQUES SUR ACTIONS
Au 31 décembre 2009, le Groupe SEB détenait 3 149 443 actions propres pour une valeur totale de 108,8 M€. Les actions d’autocontrôle sont déduites des capitaux propres à hauteur de leur prix de revient. Sur la base du cours de clôture de l’action SEB au 31 décembre 2009 (39,70 €), la valeur de marché des actions détenues était de 125 M€ (cette valeur de marché n’a pas d’impact dans les comptes consolidés du Groupe). Une variation – à la hausse ou à la baisse – de 10 % du cours de l’action SEB entraînerait donc une variation de 12,5 M€ de la valeur de marché des actions d’autocontrôle. Cette variation n’affecte pas le compte de résultats ni les fonds propres du Groupe consolidé.
Suite à la chute généralisée des bourses mondiales fin 2008 - début 2009 et à l’atteinte d’un plus bas pour l’action SEB à 16,44 € le 21 janvier 2009, les marchés boursiers se sont progressivement redressés et le titre SEB a largement surperformé les indices, terminant 2009 sur une hausse annuelle de 85 %.
Un complément d’information en matière de risques sur actions est présenté dans la note 27.2.4 aux états financiers consolidés. Ce complément intègre également le risque sur l’action Supor, cotée à la Bourse de Shenzhen.
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