COURS DU TITRE
19/03/2010 à 17:35 - 50,050 Eur+0,08%

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Questions réponses
 
Questions
1 : Que signifient les lettres SEB ?
2 : La famille fondatrice est -elle impliquée dans le management du Groupe ?
3 : Pourquoi SEB SA est-elle cotée ?
4 : Envisagez-vous de développer le commerce internet pour vos produits ?
5 : Existe-t-il encore des produits à inventer qui révolutionneraient réellement le marché du PEM ou des articles culinaires ?
6 : Vous disposez d'un portefeuille de marques important. Allez-vous toutes les garder et quelle est votre politique en la matière ?
7 : Où en est le Groupe SEB sur le plan environnemental ?
8 : Quel est le principe de l’écotaxe appliquée sur les produits électroménagers ?
9 : Quel est le premier client du Groupe ? Quel est son poids dans les ventes ?
10 : Le Groupe envisage-t-il de s’implanter en Inde ?
11 : Quel est le poids actuel des producteurs chinois dans le paysage mondial du petit électroménager ?
12 : Après la prise de contrôle de la société chinoise SUPOR, quelle est maintenant la répartition du capital de cette société ?
13 : Le Groupe a-t-il l’intention d’accroître sa participation au capital de SUPOR ?
14 : Quelles sont les contraintes d’une cotation sur le marché chinois ?
15 : Est-il prévu de délocaliser une partie de la R&D en Chine ?
16 : L’arrivée de SUPOR dans le Groupe va-t-elle entraîner des fermetures d’usines en Europe et plus particulièrement en France ?
17 : Y a-t-il d'autres projets d’acquisitions ?
18 : Le Groupe SEB a procédé à des rachats de titres importants en 2008, aboutissant à un autocontrôle de 8,6% à fin décembre. Quelle sera l’utilisation de ces actions d’autocontrôle et quelle politique le Groupe va-t-il déployer en 2009 ?
Réponses
1 : Que signifient les lettres SEB ?
Au début des années 50, alors qu'était lancée la "Super cocotte", la société s’appelait Société d’Emboutissage de Bourgogne.
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2 : La famille fondatrice est -elle impliquée dans le management du Groupe ?
Le seul membre de la famille fondatrice impliqué aujourd'hui dans le management du Groupe est le Président Directeur Général, Thierry de La Tour d'Artaise.
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3 : Pourquoi SEB SA est-elle cotée ?
Certes le Groupe n’a jamais fait appel au marché pour financer son développement et les acquisitions réalisées ont toujours été financées par endettement, sans mettre en danger les grands équilibres financiers du Groupe. Mais, dans un marché de petit équipement de la maison qui est en phase de consolidation, la cotation permet d’élargir le champ des sources de financement en cas d’opération de croissance externe (recours possible au marché, échanges de titres facilités, etc.) et de pallier une éventuelle dilution à terme des actionnaires familiaux de référence.
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4 : Envisagez-vous de développer le commerce internet pour vos produits ?

Pour les entreprises de grande consommation comme le Groupe SEB, les statistiques montrent qu’en règle générale, le chiffre d’affaires réalisé via internet ne représente encore qu’une faible part des ventes totales. Nous avons jusque-là préféré privilégier et développer nos relations avec nos distributeurs plutôt que de nous lancer, en direct, dans le e-commerce de nos produits, sans pour autant que cette position soit rigide ou doctrinaire. Depuis 2 ans en revanche, nous constatons que le chiffre d’affaires réalisé à travers divers sites internet se développe un peu plus rapidement, en particulier dans certains pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre, mais au global, la contribution des ventes via web à l’activité globale du Groupe reste marginale.
Pour autant, la part des circuits de distribution « alternatifs » (internet, VPC, magasins en propre, télé-shopping…) dans le chiffre d’affaires consolidé s’accroît progressivement et avoisinne aujourd’hui les 10%.

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5 : Existe-t-il encore des produits à inventer qui révolutionneraient réellement le marché du PEM ou des articles culinaires ?

La banalisation de l’offre n’est pas une fatalité. Au contraire, elle induit un effet collatéral : le développement d’une demande de produits différenciés, nouveaux, porteurs de valeur ajoutée pour le consommateur, voire très haut de gamme. A nous de répondre à cette demande avec des produits plus performants, plus ergonomiques, plus "propres" pour l’environnement, plus beaux.

Cette recherche du "mieux" se concrétise par de nouvelles avancées conceptuelles majeures des produits. Des exemples récents pour le Groupe : la friteuse « sans huile » Actifry, l’aspirateur ultra-silencieux Silence Force, la fontaine à eau chaude instantanée Quick & Hot, la machine expresso tout automatique Espressaria, les machines à pain… Tous ces produits, qui apportent de nouveaux bénéfices pour le consommateur, connaissent de grands succès commerciaux et un essor formidable, sur lequel le Groupe capitalise pour les diffuser à l’international.

 
Le potentiel de « découvertes » reste donc important, avec comme marché le monde. A nous d’inventer votre vie quotidienne de demain.
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6 : Vous disposez d'un portefeuille de marques important. Allez-vous toutes les garder et quelle est votre politique en la matière ?

Nous avons effectivement 6 marques à vocation mondiale (All-Clad, Krups, Lagostina, Moulinex, Rowenta et Tefal) et 14 marques à rayonnement national / régional, leaders sur leurs marchés et jouissant d’une forte notoriété. Dans un marché de petit équipement de la maison fortement segmenté, ce portefeuille de marques constitue un avantage concurrentiel majeur car il nous permet de couvrir l’ensemble des segments de marché, de l’entrée au haut de gamme. Notre politique est clairement de capitaliser sur cette force et nous n’envisageons donc pas de supprimer certaines marques de notre portefeuille.

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7 : Où en est le Groupe SEB sur le plan environnemental ?

Notre politique en matière d’environnement est d’associer efficacité économique et éthique «sociétale». C’est pourquoi nous avons établi au sein du Groupe un système de management environnemental, avec deux objectifs prioritaires : éco-concevoir et éco-produire.

En dehors de Seb et Tefal, cas particuliers avec une forte activité d’emboutissage, les process industriels du Groupe sont plutôt légers, avec des impacts limités sur l’environnement. Nos actions portent sur la revalorisation des déchets, la consommation d’énergie, la certification des sites ISO 14001, le recyclage et la revalorisation en fin de vie des produits.

 
Notre rapport annuel relate tous nos efforts en matière d’environnement au sein d’une large partie, clairement identifiée, dédiée au développement durable. Il présente nos enjeux, nos actions et nos axes de progrès de manière détaillée, tout comme notre site Internet dédié.
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8 : Quel est le principe de l’écotaxe appliquée sur les produits électroménagers ?
Dans le cadre de la directive relative à la gestion des Déchets issus des Equipements Electriques et Electroniques, il a été retenu le principe de collecte et de recyclage de ces produits lorsqu’ils arrivent en fin de vie et sont mis au rebut. Tous les acteurs de la filière ont un rôle à jouer (producteurs, distributeurs, consommateurs, collectivités locales…). L’écotaxe (ou éco-participation) est la contribution visible (« visible fee »), pour financer la collecte et le recyclage des produits anciens. Elle s’ajoute au prix de vente des produits neufs et elle est clairement identifiée (elle le sera jusqu’en 2011), afin que le consommateur soit informé de ce qu’il doit payer pour le recyclage d’un produit usagé équivalent. C’est un montant fixe, en fonction des produits. Le site internet d’Eco-systèmes est très exhaustif sur le sujet
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9 : Quel est le premier client du Groupe ? Quel est son poids dans les ventes ?
Carrefour est le 1er « compte » du Groupe avec un poids de l’ordre de 8% dans les ventes. Nos 10 premiers clients représentent environ 35% de notre chiffre d’affaires.
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10 : Le Groupe envisage-t-il de s’implanter en Inde ?
C’est un marché potentiellement très important pour l’équipement des ménages, mais encore « mal servi » par la distribution moderne pour le moment. Toutefois, les choses commencent à bouger. Le Groupe accroît donc sa vigilance, afin d’accompagner le développement de la distribution moderne. Il analyse par ailleurs des cibles indiennes potentielles.
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11 : Quel est le poids actuel des producteurs chinois dans le paysage mondial du petit électroménager ?

L’estimation est très difficile car nous avons très peu d’éléments fiables disponibles.

On soulignera en particulier qu’assez peu de fabricants chinois détiennent des parts de marché significatives au plan domestique. Un très grand nombre d’entre eux se sont spécialisés dans l’activité OEM (sous-traitance), ce qui rend les estimations encore plus aléatoires. Mais il est clair que pour certaines fabrications de petit électroménager (cafetières filtre, bouilloires, grille-pain…), la Chine est devenue « l’usine du monde » et qu’elle regroupe la quasi-totalité de la production mondiale.
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12 : Après la prise de contrôle de la société chinoise SUPOR, quelle est maintenant la répartition du capital de cette société ?
Nous détenons désormais 51,31% des actions, la famille fondatrice Su et le Groupe Supor 36,26% et public (fonds d’investissement et petits porteurs chinois) 11%.
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13 : Le Groupe a-t-il l’intention d’accroître sa participation au capital de SUPOR ?
La réglementation chinoise nous obligerait, dans ce cas de figure, à faire une Offre Publique d’Achat totale sur SUPOR, ce que nous ne ferons pas car certains titres sont indisponibles jusq'au mi-2010 (lock-up) et nous avons pris l’engagement auprès des autorités chinoises de maintenir la cotation de l’action SUPOR.
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14 : Quelles sont les contraintes d’une cotation sur le marché chinois ?

Cela suppose d’avoir un reporting trimestriel puisque la société doit publier ses comptes tous les trois mois et aussi une personne en charge des relations investisseurs sur place. C’est à peu près similaire à une société cotée en France.

Le fait que la société soit cotée permet de disposer de comptes audités régulièrement et est le garant d’une communication financière transparente.
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15 : Est-il prévu de délocaliser une partie de la R&D en Chine ?
Le lien fort entre R&D et industrialisation présente à nos yeux un avantage compétitif du Groupe qui sera bien évidemment maintenu et notamment en France. Par ailleurs, SUPOR possède en Chine des services de R&D relatifs à des produits spécifiques et adaptés au marché chinois que nous entendons bien conserver. Mais une délocalisation en matière de R&D ne fait pas partie de nos projets. En revanche, nous mettons en oeuvre un processus de "cross-fertilisation" entre équipes de R & D dans le Groupe, incluant Supor.
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16 : L’arrivée de SUPOR dans le Groupe va-t-elle entraîner des fermetures d’usines en Europe et plus particulièrement en France ?

Notre prise de contrôle de SUPOR a pour objectif de permettre au Groupe SEB de se développer sur le marché chinois, et non de délocaliser davantage. Nous avons au demeurant aujourd’hui suffisamment de sous-traitants chinois pour nos activités et n’avons nul besoin de procéder à une opération lourde de ce type pour accroître encore la sous-traitance.

Donc, non, cet investissement en Chine n’entraînera pas de fermeture de site industriel en Europe.
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17 : Y a-t-il d'autres projets d’acquisitions ?

Le Groupe a toujours alterné croissance interne et croissance externe. Nous sommes donc toujours attentifs aux opportunités qui peuvent se présenter, d’autant plus que notre situation financière est saine et nous laisse de la marge de manoeuvre. Nous sommes cependant toujours sélectifs dans nos choix, avec des critères de complémentarité produits ou géographique, principalement.
Le marché du petit équipement de la maison est encore très atomisé et la consolidation entamée se poursuivra, voire s’intensifiera. La crise que nous traversons fera sans doute émerger des opportunités d’acquisitions. Mais dans le contexte actuel d’incertitude quant à l’ampleur et à la durée de la crise, nous ne n’engagerons pas d’opération de croissance externe qui puisse être préjudiciable aux grands équilibres financiers du Groupe.

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18 : Le Groupe SEB a procédé à des rachats de titres importants en 2008, aboutissant à un autocontrôle de 8,6% à fin décembre. Quelle sera l’utilisation de ces actions d’autocontrôle et quelle politique le Groupe va-t-il déployer en 2009 ?

Comme beaucoup d’autres sociétés, nous avons effectivement procédé à des rachats de titres importants en 2008, à des cours que nous jugions intéressants, n’ayant pas anticipé la chute des bourses mondiales que nous avons subie. Dans la pratique, les rachats d’actions que le Groupe réalise sur le marché sont destinés à couvrir les besoins liés aux programmes de stock options et, éventuellement, aux opérations d’actionnariat salarié. Avec 8,6% d’autocontrôle au 31 décembre 2008, nous sommes au-dessus de nos besoins en la matière et le Conseil d’administration a donc décidé d’une part, d’annuler 1 million d’actions (réalisé le 30 mars 2009) et d’autre part, de suspendre le programme de rachats de titres en 2009.

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